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mardi, 06 mai 2008

Jérémiades

Je suis en vacances. Mes premières vacances à Paris. Mes premières vacances de célibataire à Paris.

Autant j'étais vraiment heureuse à l'idée de ces jours de repos, autant, la donne ayant entre temps changé, j'ai fini par les voir avec appréhension. J'ai eu vraiment peur de trop cogiter, de trop penser, de trop me retourner le cerveau, de trop être en manque de sa peau, de son odeur, de ma main dans ses cheveux fraichements coupés courts derrière que j'aime tant...

Et puis finalement je m'en sors pas trop mal. Pas trop mal étant situé quelque part entre le pénible et le pas trop pire.

Vendredi matin, je me suis quand même mise à pleurer devant un clip d'Amel Bent (dur pour l'égo). Pitoyable. Bref. Il parait qu'il faut en paser par là. Fais chier. Merde. JE NE VEUX PAS EN PASSER PAR LA. J'ai l'impression qu'il y aura toujours une part de moi qui attendra son retour. On ne se défait pas si vite de ses habitudes. (elle est nulle cette phrase)

 

Et puis, sans déc', c'est pas un peu chiant de devoir tout recommencer à zéro: Et coment tu t'appelles? Et tu sors où? Et tu fais quoi dans la vie?  Et blablabli et blablabla. Alors oui bien sur y'a les premiers baisers, le contact étourdissant de nouvelles lèvres... mais bon, le temps que la passion nous étreigne, n'en faut-il pas des heures à écouter et à raconter ce que l'autre savait déjà si bien? Non?

Il reste toujours la solution des ex. M'enfin là, sérieux, je ne me vois pas replonger dans le ghetto du Top Five. Et puis au bout de 3 ans, c'est pas du réchauffé, c'est du périmé.

 

Mais l'été approche, je l'ai senti au soleil qui chatouillait mes cuisses dimanche au Parc Monceau. Avec lui, les soirées, les regards, les derniers verres et puis j'y vais...

Tu crois que ça m'irait bien un amour d'été?

Commentaires

Y a intérêt à ce nous aille bien !
guetto star, putain je l'ai cherché toute la soirée !;)
bien cool hier soir, j'ai bien dormi bien ri en repensant à tout ce qu'on a sorti à l'apéro
bisous poulette dors bien et pas de mtv demain, amel bent va chier !

Ecrit par : Jen | mardi, 06 mai 2008

La philosophie de Elodie Bouchez dans ce cas là: "on fait comme on peut" (Elodie Bouchez, c pas non plus la réincarnation du Dalaï Lama, pour ceux qui en doutaient / je demande pardon à ses fans)... on n'a pas 36.000 manières de faire passer le temps sans trop le sentir... Tu peux aussi te dire qu'il y a pire: tu pourrais être une imbécile bébête, une fille qui sait pas écrire, ni ce qu'est l'amour, une fille maltraitée, ou sans emploi, ou moche, ou gravement malade... Bref tout ça pour te dire que tu as visiblement pas mal de cartes positives en mains et qu'un homme le remarquera surement. T'es pas finie quoi. STRONG Cé.
Bien à toi.

Ecrit par : Moelleuse | mardi, 06 mai 2008

la grande classe le chetto du top five ;-)))))) là aussi suis sur que .... mais j'adore ;-)))

Ecrit par : La fée | mardi, 06 mai 2008

Un amour d'été... tant qu'il reste "d'été", ça peut faire que du bien pour penser à autre chose non ?! (c'est la fille qui "attend son retour" depuis 10 mois qui parle... lol)
Amel Bent ? Je te bats (ou pas ?) : Julie Zenatti !! :pp

Allez, profites bien de tes vacances !
A bientot.

Ecrit par : CitiZen | mardi, 06 mai 2008

Aïe!Aïe!Aïe!...
Mais dis-moi, n'as-tu pas une amie avec laquelle délirer comme une ado pour profiter de ta virer à Paris, pour t'empêcher de regarder des clips niais devant ta TV, tre faire sortir et voir pleins de choses? (Moi pas soi dit en passant ...lol).
Si comme moi, tu n'as pas d' "alliée de délires", un amour d'été est un bon compromis. Puis je ne vois pas pourquoi n'y aurais-tu pas droit. Toutefois, moi je serai plus d'avis que tu cicatrise un peu (le temps d'un city trip par exemple) avant de te lancer dans quoique se soit... Parce que là, c'est juste pour oublier l'autre... Ce qui veut dire que t'y penseras encore!
M'enfin, ce n'ai que mon imble avis.
Tiens-nous au courant.
^^

Ecrit par : P'tit colibri | mardi, 06 mai 2008

p'tit colibri: tinkiet j'ai tout ça! les supers potes, les soirées, les virées rigolades! et j'en profite! ça n'empêche pas d'avoir mal au coeur...

Ecrit par : Cé pour cyril | mardi, 06 mai 2008

Je crois qu'on n'est pas obligé de redire ces choses que l'autre savait déjà. Il y a peut-être, déjà, plusieurs façons de le dire, c'est aussi l'occasion de proposer autre chose à un autre et même que celui-ci saura mettre en valeur des côtés de ta personnalité que tu avais oubliés.

Il y a toujours la solution de partir complètement dans le délire. Alors c'est vrai ça peut faire mytho mais 1) et alors? 2) même dans nos mensonges nous restons nous-même.

Moi je dis ça parce que je ne supporte pas de devoir faire, ou dire, la même chose plusieurs fois. Je considère qu'il n'y a pas de règle à suivre pour rencontrer quelqu'un. Il y a une certaine violence dans cette façon d'aborder les choses parce qu'on ne facilité pas la tâche de l'autre, le surprenant aboutit parfois au bizarre. Tant pis, et puis ça ne veut pas dire qu'on impose quoi que ce soit.

L'abstinence c'est bien sûr ce qu'il y a de plus subversif... tu as le droit d'être rebelle hein aussi. Après tout ça ne regarde que toi.

Ecrit par : ropib | mardi, 06 mai 2008

Allezcourage.
Pourquoi redire les choses? Les mêmes choses? Une nouvelle personne ne signifie t elle pas une nouvelle aventure? de nouvelles choses? Des découvertes? Bien sur que toi tu restes la même, mais au contact de l'autre tu deviens différentes également tu évolues tu mets en valeur d'autres aspect de ta personnalité pour lui plaire pour séduire. Si le jeu devait être le même à chaque fois cela serait un peu répétitif et sans intérêt, enfin je pense. Aucunes règles.
L'amour de vacances? pourquoi pas? si tu tombes dessus par hasard carje crois bienàmon dictons mieux vaut etre seule que mal accompagnée. C'est dur, lemal au coeur va passer, bon courage. Bisous

Ecrit par : julie | mardi, 06 mai 2008

je dois vraiment être à la masse, mais je croyais que tu avais remis ca avec le Kiné? Tu devais pas faire de la place chez toi??? Je capte plus rien....

Ecrit par : mieclaire | mardi, 06 mai 2008

Un amour d'été pour oublier l'amour qui a été... Well ! Un amour tout court, hic et nunc, m'irait très bien, celui qui fait ombrelle et parapluie, doublé de fourrure et léger comme de la soie. Quant aux larmes, parfois elles viennent, parfois pas, mais être seul quand on ne le désire pas ressemble bel et bien à une malédiction, je te le concède. "Same player shoot again" disent les flippers, que disent les flippés ? :)

Ecrit par : iskander | mardi, 06 mai 2008

je suis exactement dans le même état d'esprit... envie de le récupérer seulement parce que c'est plus simple que tout recommencer...
mais l'espoir de l'été...

Ecrit par : Amélie | mercredi, 07 mai 2008

Putain, j'y étais au parc Monceau dimanche. Oui, je sais, on s'en cogne.

Ecrit par : Thomas Mossian | mercredi, 07 mai 2008

ha ben on s'est loupé! (j'étais avec jen, tu connais jen la bobo non?)
next time on se croise?

Ecrit par : Cé pour thomas | mercredi, 07 mai 2008

Bien sûr que je connais Jen, je la lis depuis longtemps... pensais pas qu'elle traînait rive droite par contre ;) Next time, j'ouvrirai l'oeil !

Ecrit par : Thomas Mossian | jeudi, 08 mai 2008

@ é : hé ho moi aussi jy étais avec vous ;-)))))))))

Ecrit par : la fée | jeudi, 08 mai 2008

le pire, c'est le croissants le 1er matin. Ca pourrait sembler cool et en fait, c'est tellement prévisible...

Ecrit par : Ema | samedi, 17 mai 2008

Hello Cé,
Il est sans doute trop tard pour que tu lises ce commentaire, mais comme je suis pleine d'optimisme (on est vendredi) et en pleine pause de lecture de blog, j'essaye. Je viens de découvrir ton blog, trop tard, mais je musarde au gré de quelques posts avant de tomber sur celui-là. Aïe. Aux vacances près, j'en suis là. "Il" est parti, sans trahison, sans haine, mais parce qu'il ne m'aime plus. Pas de bol, ce n'est pas mon cas. Aïe (bis). Pas de meilleur commentaire que celui de Jen (citant Elodie Bouchez, beaucoup plus mignonne que le dalaï lama): "on fait comme on peut". Il y a les petites choses qui font du bien, celles qu'on ne faisait plus parce qu'on était avec lui, les amis qu'on retrouve parfois, les flirts, la liberté d'organiser sans contrainte son agenda parisien des beaux jours -très chargé- et de sentir le vent du possible chatouiller nos narines. Mais restent, en toile de fond, la lassitude de ces chemins trop souvent conventionnels, des conversations convenues, des points de passage obligés. Et soudain, aussi, la prise de conscience: pendant que j'étais enroulée dans le cocon moelleux de ma relation, le monde a grandi autour. 25 ans dans trois mois, et célibataire. A quel moment le célibat est-il devenu un échec, quand il n'était qu'un état de fait ? Hier soir, première sortie en afterwork (ben oui, il faut un début à tout), et comme une envie de pleurer devant l'évidence: tout le monde est là dans un but intéressé, entre une assiette de pâtes huileuses et une coupe de champagne tiède. Où sont la spontanéité, la magie des regards échangés au détour d'un couloir de fac, l'absence totale de cette terreur nouvelle, celle de "ne pas trouver le bon" ?

Alors oui, j'ai échappé à Amel Bent, mais c'est juste parce que je n'ai pas la télé. J'ai versé des larmes sur Sex and the City qui n'étaient destinées qu'à moi. Where's my happy ending ? Comme je te comprends, Cé. Nous aimons à penser que nos émotions sont marquées du sceau de l'unique, de l'exceptionnel; mais c'est justement leur trivialité qui les rend supportables. Ne regarde pas en arrière, jusqu'au jour où tu pourras le faire sans douleur. Et, comme le disais si bien Apollinaire:
"Merci que le dernier venu
Sur mon amour ferme la porte
Je ne vous ai jamais connue"

Si ce commentaire te parvient, je te souhaite un bel amour d'été, Cé, sucré comme un sorbet à la mangue et léger comme une crème fouettée, d'une joie enfantine comme une jupe qui tourne, de ces amours qui sont un prélude à l'amour, le vrai.

M

Ecrit par : Principessina | vendredi, 06 juin 2008

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